JOHANN SEBASTIAN BACH

« Alla maniera italiana »

(Arion – Pierre Verany, PV704111, 2004)

 

- La Jaune et la Rouge, gennaio 2005

On retrouve Bach avec un recueil de pièces pour orgue rassemblées sous le titre Alla maniera italiana, jouées par Luca Scandali sur un très bel orgue moderne. Les thèmes, dont certains sont empruntés à Corelli, Albinoni, etc., les formes, dont canzona, pastorella, sont bien d’origine italienne. Mais ni pastiche, ni adaptation : ce ne sont que des ingrédients limités dans une alchimie dont Bach reste le maître unique.

Jean Salmona

 

- Disques Office, 14 gennaio 2005

L’influence de la musique italienne dans l’oeuvre de Jean-Sébastien Bach, c’est ce que nous fait découvrir ce CD de musique pour orgue de chez Pierre Verany. Luca Scandali, organiste né à Ancona, titulaire de plusieurs prix internationaux, spécialiste de la musique baroque et de la Renaissance, interprète sur le bel orgue Dell’Orto & Lanzini de l’eglise San Eustorgio, Arcore (Milan), diverses oeuvres du Maître influencées par le style italien, aux couleurs et aux rythmes divers. Un très beau voyage dans l’univers musical châtoyant de Bach.

Les amateurs d’orgue et de J. S. Bach trouveront ici leur bonheur.

 

- National Hebde 1072, settimana dal 03 al 09/02/2005

Lorsqu’on pense aux rap­ports de Jean-Sébastien Bach avec la musique italien­ne, ce qui vient aussitôt à l’es­prit est le fameux Concerto italien, et ses transcriptions pour orgue de concertos de Vivaldi. Ce ne sont pas ces ceuvres que l’on trouvera dans le disque de Luca Scandali qu’édite Pierre Verany (Arion) : Bach alla maniera italiana. En dehors du célèbre Toccata, Adagio et Fugue qui ouvre le récital, l’organiste ita­lien, sur un magnifique ins­trument récent de Milan, a choisi des pièces peu connues (d’un Bach souvent jeune), qui trahissent l’inspiration ita­lienne par leurs titres, leurs thèmes ou leur structure.

En réalité, malgré les efforts italianisants de l’orga­niste, malgré les timbres lumineux d’un orgue gorgé de lumière, tout en transparences, c’est toujours du Bach que l’on entend, tel qu’on le connaît. Si dans la pièce inti­tulée Aria variata alla manie­ra italiana apparaissent fugi­tivement quelques échos d’Italie, ainsi que dans l’in­solite Pastorella, pour le reste, c’est Bach qui s’exprime dans le langage de Bach, intégrant les thèmes italiens à sa propre maniere, comme il le faisait par ailleurs des thèmes fran­çais.

Cela n’enlève évidemment rien à l’intérét de ce très beau disque d’orgue, original par son programme, souvent aussi par l’interprétation, et fort savoureux sur le pian sonore.

H.P.

 

- Early Music Review, 105, febbraio 2005

Bach’s Italian-inspired works are often programmed together in recital or record­ings, and they make an effective grouping. As well as the predictable Toccata (Adagio and Fugue) in C and the Pastoralle, this CD also includes the Aria Variata Alla maniera italiana which gives the CD its title - a work not often heard. The organ is a modem one, built under the influence of North German baroque organ and with a Vallotti temperament. It produces an attractive sound, the chiffy principals giving a piquant bite to some of the passage­work, without the octave 5ths (that form the initial transient of chiffy pipes) getting in the way of the fundamental tonality. The playing is sensitive and musical, with a good sense of the structure of a melodic line. Added elaborations, notably in the Adagio of BWV 564, are coherently incor­porated into Bach’s text […].

Andrew Benson-Wilson

 

- Le Monde de la Musique, n. 295, febbraio 2005

Entendu en 2001 dans un récital de toute beauté (Tactus 510002) consacré au répertoire euro­péen du XVIIe siècle sur un flam­boyant Zanin de 1999 à tempéra­ment mésotonique (Trévise), Luca Scandali nous invite à une nouvelle découverte. Faisant son­ner les pièces les plus familières de façon insolite mais hautement convaincante, l’orgue de l’église d’Arcore (à 20 kilomètres de Milan) s’inspire de la facture baroque allemande (y compris le buffet, somptueux) sans renier ni son caractère contemporain ni sa nature chaleureusement ita­lienne. D’une extrême polyva­lence, il offre sur deux vastes plans manuels une palette riche­ment nuancée.

Le programme réunit les oeuvres de Bach les plus redevables à la Péninsule, ainsi que deux pages de clavier - délicieuse Aria variata allo maniera italiana. Vivacité et poésie rivalisent sur fond de mai­trise instrumentale, jamaìs au détriment du chant, du sens de la couleur et de la respiration : on est bel et bíen en Italie.

Michel Roubinet

 

- Diapason, n. 522, febbraio 2005

Luca Scandali entend explorer à l’orgue la maniera Italiana de Bach, comme hier Rinaldo Alessandrini au clavecin et à l’orchestre (Opus 111). Plutôt que les célébrissimes transcriptions de concertos de Vivaldi, il a réuni des oeuvres cette italianité prend des formes différentes, qui ne se révèlent vraiment que par le jeu de l’interprète, arrondissant les angles (sans jamais les escamoter) comme on imagine les Italiens et leus musique à l’étranger (chantant, flûtant et bel cantant). Rien de spectaculaire, une « attitude » plutôt que la démonstration des influences que Bach à su intégrer : le voici un peu plus souple, moins rigide, poète. La relecture se révèle très convaincante dans le triptyque BWV 564 : après quelques sautes d’humeur rytmiques dans la Toccata, admirons l’Adagio, conduit de bout en bout avec quelques rajouts ornementaux dans la première partie, et sans rupture brutale vers la seconde. Le Prélude BWV 539, souvent joué un peu nerveusement avec notes inégales alla francese, revendique ici une ceratine langueur ; les fugues sur des thémes de Corelli, Albinoni et Legrenzi naviguent du vague à l’âme méditerranéen à la passion germanique, tandis que l’Aria variata alla maniera italiana respire large, coulant sans peine son écriture pour clavecin dans les timbres de l’orgue. La Pastorale, souvent fastidieuse, prend des couleurs presque printanières et chantantes, et partout la douceur (sans mollesse) voulue par Scandali se révèle éloquente.

Pierre Dano

 

- Petites affiches, n. 30, febbraio 2005

L’influence italienne se retrouve bien évidemment chez Bach, qui, à Weimar comme à Koethen côtoyait des artistes de la péninsule et scrutait les partitions venant d’outre-monts. Avec beaucoup d’à-propos, Luca Scandali interprète ain­si des pièces pour orgue « alla maniera italiana » qui sont des compositions écri­tes sur des thèmes de Legrenzi, Albi­noni, Corelli aux oeuvres personnelles fortement marquées par l’Italianità ainsi de la Toccata en ut majeur, BWV 564, de l’Aria variata alla maniera ita­liana BWV 989, ainsi encore du Prélude et Fugue en mineur BWV 539 ou de la fameuse et délicieuse Canzona BWV 588 ou du non moins célèbre Alla breve en , 589. Il y a là un répertoire assez peu connu et qui peint tout un aspect, sou­vent trop négligé, du cantor de Leipzig. […]

 

- Arte organaria e organistica, n. 55, aprile – giugno 2005

La bella proposta di Luca Scandali ricava l’intitolazione dall’ «Aria variata alla maniera italiana» di Bach […] La scelta dei brani inclusi da Scandali nel CD per illustrare lo stile italiano nel corpus organistico bachiano appare convincente e va incontro alle indicazione sorte a più riprese nel campo dell’ermeneutica musicologica; il numero dei brani presentati potrebbe, tutt’al più, essere suscettibile di significative estensioni. Ad apertura viene proposta la Toccata [Adagio, Grave, Fuga] in Do maggiore BWV 564, nella quale già Philipp Spitta leggeva il «modello dei Concerti italiani». Va sottolineata, nella splendida esecuzione offerta da Scandali, l’introduzione di effetti di eco sia nel manuale che nel pedale (Toccata), scelta più che giustificata […] Si tratta di un CD che permette un intelligente e interessante percorso di lettura dell’opera bachiana, offerto in un’esecuzione musicalmente brillante e stilisticamente appropriata; ottimi la scelta dei registri e  l’utilizzo della ricca e calda tavolozza timbrica dello strumento di Dell’Orto & Lanzini. Accompagna il CD un elegante libretto (in francese e inglese) contenente puntuali note illustrative sui brani a firma dello stesso organista e la disposizione dell’organo di Arcore.

Francesco Tasini

 

- Goldberg, agosto 2005

Bach connaissait quantité de musique de divers compositeurs européens, qu’il recopia et assimila. Il sut adapter ces influences à sa propre manière pour créer une synthèse unique, dans ses oeuvres aussi bien vocales qu’instrumentales. Le but de Scandali dans ce disque est d’illustrer 1’importance des influences italiennes dans la musique d’orgue de Bach. Il utilise pour ce faire un instrument d’origine italienne, l’orgue Dell’Orto et Lanzini de l’église San Eustorgio d’Arcore (1991-2, II/péd., 40 jeux) et propose un choix intéressant qui évite astucieusement les célèbres transcriptions des concertos de Vivaldi. L’influence italienne sur Bach se révèle sous diverses facettes. La fameuse Toccata, Adagio et Fugue en Do BWV 564 qui ouvre le programme avec à propos, témoigne de la fusion d’éléments allemands (le début de la Toccata en stylus phantasticus ou le solo de pédale qui suit) et italiens (le solo de l’aria). Ailleurs, Bach emprunte les thèmes à des compositeurs italiens (comme dans les fugues sur des thèmes d’Albinoni, Legrenzi et Corelli interprétées ici). La structure de la Pastorale en Fa (BWV 590) épouse le modèle corellien tout en empruntant son caractère aux pastorales de Noël romaines traditionnelles. Avec esprit, Scandali utilise à bon escient les clochettes (Glockenspiel) dans l’Aria alla maniera Italiana BWV 989 composé à l’origine pour le clavecin. Tout comme certains aspects de la musique, l’orgue parle avec un léger accent italien - plein de lumière sans jamais tre trop ténu pour autant. L’interprétation est exemplaire. Un enregistrement intelligemment pédagogique que je recommande vivement.

Pierre Dubois

 

- International record review, settembre 2005

Another Italian organist who deserves mention is Luca Scandali, whose Bach recital ‘Alla maniera italiana’ was recorded on the Dell’Orto & Lanzini organ in S. Eustorgio, Arcore. The disc opens with an excitingly theatrical account of the Toccata, Adagio and Fugue, BWV 564 [...]. The instrument, built in an ‘eighteenth-century German style’, sounds particularly fine and the generous acoustic allows plenty of scope for Bach’s flourishes to whiz around the building: it is all very effective.

 

- Amadeus, gennaio 2006

[...] dall’ascolto di questo originale cd, emerge ben più della necessità professionale di aggiornarsi da parte di un autore che viaggiò assai poco, che fu complessivamente «stanziale»: da questa registrazione emerge l’amore di Bach per la musica di Vivaldi, di Corelli, di Legrenzi, di Albinoni e indietro fino a Palestrina e Frescobaldi. Autori le cui tracce, sotto foggia di temi o di formule stilistiche, segnano questa incisione misurata sulla portata musicale della dedizione «italiana» di Bach. [...] Bach seleziona con lucidità identità culturali altre dalla propria, incrociandole col proprio dna elaborativo. Nutre il suo genio. Luca Scandali, organista tecnicamente preparato e stilisticamente acuto, ne dà un’importante testimonianza.

Nicoletta Sguben

 

- Notiziario Sound and Music, Gennaio 2006

Non tutti sanno che all’inizio della sua carriera Johann Sebastian Bach studiò a fondo le opere dei maggiori compositori del Belpaese, trascrivendone molte per organo, strumento di cui era considerato un maestro insuperabile. Questo disco ci consente da un lato di scoprire un ambito poco conosciuto dell’immensa produzione del sommo Cantor lipsiense e dall’altro di apprezzare il grande talento di Luca Scandali, giovane ma già affermato organista italiano, per l’occasione alla tastiera dell’organo Dell’Orto-Lanzini della Chiesa di Sant’Eustorgio di Arcore (Milano). Valorizzato al massimo da una eccellente qualità sonora, questo splendido disco rappresenta l’occasione ideale per scoprire che l’opera per organo di Bach non si esaurisce con la celeberrima Toccata e fuga in re minore.